J'écoute : jamie cullum ; michael bublé ; melody gardot (donc pas mal de pop jazz). Sinon du classique (beaucoup d'opéra) Je regarde : le poster d'un tableau de Van Gogh (terrasse d'un café près du forum à Arles). Je me dis que j'ai bien fait de l'acheter. Je lis : c'est assez varié (en ce moment "un diamant gros comme le Ritz" de Fitzgerald) Je joue : peu Je mange : bien (merci) Je bois : de l'eau, des jus de fruits, du café...(c'est original !) Je cite : jamais personne en général (j'aime bien les citations de Jules Renard ou d'Oscar Wilde quand je les trouve et que je les retiens !) Je pense : en permanence Je rêve : d'être producteur avec un super show sur Broadway (non, je plaisante !) (mis à jour samedi 12 septembre 2009 à 22:14)
Je suis allé voir coup sur coup (ou presque) "Moi, Michel G., milliardaire et maître du monde" et "Tomboy".
Le premier donne à voir le metteur en scène lui-même sous les traits de Laurent Lafitte (mmh ! voir ci-dessous) qui conclut une sorte d'accord avec Michel Gagnant, un patron du CAC 40, nouveau riche. Celui-ci veut jouer la transparence et demande à l'auteur de documentaire de rester dans son rôle de "gauchiste"en le titillant de quelques remarques bien senties, histoire de faire encore plus "authentique". On assiste ainsi au rachat progressif par Michel Gagnant des parts d'une société concurrente...Seulement tout ne va pas se passer comme prévu, malgré le machiavélisme de Gagnant.
Le deuxième est tout à fait sur un autre terrain, c'est "Tomboy" ("garçon manqué" en anglais). Les parents de Laure ont une nouvelle fois déménagé. Pour mieux s'intégrer auprès des gamins du quartier et séduire une petite camarade, Laure profite de son côté androgyne et se fait appeler Michael. Cela dure jusqu'à ce que la rentrée des classes se profile... On peut songer au film "Ma vie en rose" avec Michèle Laroque qui mettait en scène un petit garçon qui voulait être une fille et se marier avec son copain. "Tomboy" a l'air plus apaisé et moins subversif que la pub "Mac Do", "Venez comme vous êtes" qui passe juste avant !lol
A partir d'une liste de mots qui provoquent chez nous un grincement de dents, il faut composer une histoire.
Voici ma liste personnelle :
marâtre-acariâtre-furoncle-cintre-bavasser- boursouflure-enflure-moisissure- avatar-tique- blatte-blette- prurit-pisse-vinaigre-cucurbitacée- pourrir- secable- sainfoin-scientificité-acrimonie- procédurier- baveuse- loche-mochissime- - faciès- croute- entarter- écrabouiller-s'esclaffer- filasse-bouffi- vomir- cafard-péter-putride-putréfier-rincer-conspuer-souiller-lymphatique-purulent-lamentablement-crisser-chaudasse-morue-navet-nouille-boudin-exsangue-ferrugineux-cacophonie-avanie-traquer-écrabouiller-
Texte : L'acariâtre marâtre dont le furoncle purulent, sur son nez en cucurbitacée, pourrissait lamentablement, ressemblait à un tique ou à une blatte. Son acrimonie transparaissait dans son facies bouffi aux cheveux filasses couleur de vinaigre, pendant comme des nouilles. Ses godasses crissaient sur le parquet que salissaient des cadavres de cafards écrabouillés. Tout le jour, elle bavassait et s'esclaffait de manière cacophonique. On la conspuait par les noms de morue et de chaudasse, quand ce n'était pas celui de mochissime boudin. Certains l'entartaient même à l'occasion !
(suite au prochain épisode)
Bon, j'ai été séduit par deux bogoss, ce week-end. D'une part, Stefano Accorsi dans "Tous les soleils" de Philippe Claudel (rhââ, quand il parle italien, je succombe !lol! Suis incorrigible !). D'autre part, Nicolas Duvauchelle dans "la Fille du Puisatier", la nouvelle adaptation de la pièce de Pagnol. Le film de Claudel m'a fait penser à la série "Papa poule" que je regardais quand j'étais petit. Quant à la pièce de Pagnol, je me suis laissé prendre par le soleil de la Provence et j'ai trouvé Auteuil fantastique dans le rôle du père digne.
Voici à présent une caricature de Benjamin Roubaud, "le Grand chemin de la postérité" (1842), représentant le groupe romantique français. Victor Hugo porte une bannière avec marqué : "Le laid c'est le beau" et chevauche une chimère, prêt pour la croisade romantique. Lamartine rêve sur son nuage. Eugène Sue est accroché à un mât suivi par le grand Dumas qui semble porter son oeuvre gigantesque. Plus surprenant Flaubert monte un démon juste au-dessus de Balzac...
Pour continuer dans la veine de Marguerite Deraille et de Felix Culpa qui envoient de très intéressants portraits de groupes littéraires et artistiques, en voici un autre par Max Ernst, intitulé "Au rendez-vous des amis" (1922). On peut y voir debout de gauche à droite : Soupault, Arp, Morise (l'auteur du cadavre exquis), Rafael Sanzio (tiens un mec du seixième siècle, qu'est-ce qu'il fait là, bizarre !), Eluard, Aragon, Breton, Chirico et Gala Eluard.
Assis, de gauche à droite, on peut voir Crevel (de dos, le pauvre !), Ernst himself, Dostoïevski (tiens qu'est-ce qu'il fait là lui aussi ?), Fraenkel (plutôt intellectuel et homme politique), Paulhan, Péret (Benjamin et pas Pierre), Baargeld (écrivain et plasticien allemand, alors celui-là, je viens de le découvrir) et enfin, last but not least, Desnos. Je remercie le Lagarde et Michard pour la référence (toujours citer ses sources !lol).
Je suis allé voir aujourd'hui "Nous, princesses de Clèves", un documentaire qui se passe à Denis Diderot, un lycée de ZEP à Marseille. Des élèves y préparent leur bac, entourés par les tours de la cité. Tout au long du film, ils disent (pas mal d'ailleurs) quelques passages marquants du roman de Madame de La Fayette et racontent leur vie (passions, désillusions, craintes...). Dans le "casting", un jeune homosexuel confie qu'il rêve de s'évader à Paris avec l'homme de sa vie.
Je me demande seulement une chose : si Sarkozy avait médit des Liaisons Dangereuses, quel documentaire aurions-nous eu ? lol
Bon, je ressuscite de mes cendres tel le phoenix des hôtes de ces bois, afin d'exprimer toute mon admiration pour "le discours d'un roi"...Je suis resté pendu aux lèvres de Colin Firth pendant tout le film, me retenant parfois de ne pas pleurer face aux efforts du monarque dont la parole est attendue par l'Angleterre comme une révélation. George VI consulte un certain Lionel qu'il prend pour un orthophoniste, mais celui-ci est en réalité un comédien australien raté, à la recherche de rôles shakespeariens. Le souverain se débarrasse des inhibitions qui provoquaient son bégaiement au contact de ce curieux personnage et acquiert petit à petit sa stature royale. Il est obligé de succéder à son frère Edouard VIII qui a renoncé au trône pour contracter un mariage scandaleux avec Wallis Simpson, une femme deux fois divorcée. Il lui incombe la lourde mission de soutenir le peuple britannique dans l'épreuve de la guerre.
Je pensais que ce film serait d'un ennui mortel, mais j'ai été, au contraire, fasciné par la relation entre ces deux hommes. Une belle oeuvre classique où l'on apprend que Churchill a dû aussi lutter contre un "défaut de langue"...
Je suis allé voir "Plan B" avec un ami et suite à la lecture de critiques très élogieuses sur le film. Un gars, séparée de sa petite amie (mais qui couche encore occasionnellement avec elle) décide de faire la connaissance du nouveau copain de son ex. Il le trouve charmant, puis mignon et il finit par s'avouer qu'il en est lui-même tombé amoureux. Le jeu des acteurs est plein de sensibilité, mais hélas le montage, trop lent, pas assez dynamique, gâche tout. On ne peut même pas compter sur la musique (inexistante) pour donner du corps à des plans séquences parfois inutiles, car n'ayant aucun sens décelable par rapport à l'intrigue (vues d'immeubles, de ponts, de zones urbaines). Quel dommage pour un si joli marivaudage !
Deux jours plus tard, je ne résistais pas à l'envie de voir "Crime d'amour", alléché que j'étais par les têtes d'affiche. Christine est une chef d'entreprise qui ne se prive pas d'utiliser l'intelligence de sa subalterne pour se faire un nom et gagner une promotion. Jusqu'au jour où elle pressent que cette dernière a tenté de la doubler. Elle décide alors de l'humilier en public devant tous les cadres de la boîte. La victime, qui entretenait une véritable passion pour sa chef, décide alors de l'assassiner et met au point un plan machiavélique pour être disculpée, une fois le meurtre commis... Le film, inspiré du polar américain, est d'une grande efficacité. Le retournement final (que je me garde de dévoiler) suggère que les rapports de domination sont susceptibles de s'inverser, parfois de manière très inattendue...
Enfin, pris de blues hier, j'ai fini ma soirée avec l'"Arbre", film très sensible et émouvant, avec Charlotte Gainsbourg. En Australie, un père de famille, revenu du boulot, meurt d'un infarctus, à bord de la camionnette dans laquelle il ramenait sa fille. Celle-ci pense que son père s'est réincarné dans un arbre qui pousse près de la maison familiale et qui tente, par ses racines et ses branches, de l'envahir. Sa mère, d'abord sceptique, finit par accepter cette idée...Les images sont absolument magnifiques, les enfants jouent leur rôle avec beaucoup de finesse et j'ai versé ma petite larme à la fin lorsque la maison est détruite par la tempête.
La vedette du film inspiré du roman de Tanguy Viel c'est lui : Marc-André Grondin, l'ado de CRAZY. Il est accompagné de Laura Smet, Charles Berling et Grégori Dérangère pour former un quatuor de manipulateurs. Il interprète un petit magouilleur qui squatte un appartement de luxe à Genève. Sa petite amie, sa "presque soeur", qui bosse dans une boite d'escort-girls pour messieurs riches, a un plan : épouser un des hommes fortunés qui la courtise et organiser son propre enlèvement. Mais cet homme partage avec son frère un passé plutôt singulier...
J'ai bien aimé ce thriller qui installe petit à petit une ambiance sombre par sa musique lancinante...Les explications données à la fin sont peut-être un peu trop appuyées, mais j'adore ce type de film noir, style "années 50" (dans le genre des Diaboliques). Donc, même si certains éléments ont un air de déjà vu, je n'ai pas boudé mon plaisir comme on dit vulgairement...
Je ne parlerai aujourd'hui ni de "Tournée" (très belles images avec la magnifique présence de Matthieu Almaric, mais à part ça...) ni de "Toy Story 3" (très sympathique, avec des personnages remplis de bons sentiments hormis un nounours rose à la fraise !lol!), mais de "Tamara Drewe", le film événement de Stephen Frears. Adapté d'une BD (pardon ! un roman graphique !) de Posy Simmonds, il nous plonge dans la campagne anglaise, dans un petit bled où rien n'est sensé se passer. Beth tient une maison de campagne où viennent se reposer les écrivains en mal d'inspiration. Son mari, Nicholas, est lui-même l'auteur de romans policiers à succès. Tout est paisible jusqu'au jour où débarque Tamara, l'enfant du pays, qui revient de Londres où elle travaille comme journaliste...et écrivaine débutante (comme par hasard !). Elle s'installe dans la propriété familiale laissée à l'abandon depuis la mort de ses parents survenue quand elle était petite. Elle demande à Andy, son ami d'enfance, de la retaper (je parle de la maison !lol!). Une rock star, Ben, se produit dans la région. Tamara, qui est chargée de l'interviewer, tombe amoureuse de lui et ils entament une liaison qui les reconduit à Londres, au grand dam d'Andy qui est évidemment "in love" de Tamara. Deux adolescentes, Jody et Casey, fans de Ben, décident de s'introduire dans la propriété de Tamara en son absence. Leur objectif : faire revenir Ben de Londres. De l'ordinateur de Tamara et de sa messagerie, elles vont envoyer quelques e-mails aux conséquences inattendues.
Le scénario est digne de toutes les bonnes séries télés américaines : ingrédient people, adultère, homme à tout faire sexy, héroïne qui s'est fait refaire le nez... Aucun cliché ne nous est épargné. S'il n'y avait pas ces bonnes vieilles vaches, un chien et trois poulets, on pourrait se croire à Londres. Même les écrivains semblent caricaturaux (on oppose l'écriture de polars à une écriture plus "intellectuelle"). Seuls les dialogues sont habiles et font rire de bon coeur. Le tout est naturellement très bien filmé par la caméra experte de Stephen Frears...